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La papeterie de Restaumont

Traversée par la Sennette, la commune de Virginal fut et reste une terre de fabrication du papier. La révolution passée, des fabriques s’installèrent le long de la rivière séparant Ittre de Virginal.
Ce fut le cas du moulin à papier au lieu dit « Restaumont » ou « de Samme » qui sera transformé en filature en 1835 et à laquelle sera ajouté un moulin à moudre le grain. En 1847, il redeviendra papeterie. En 1901, les bâtiments furent transformés pour une brève période en une fabrique de carton. Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale qu’elle sera démolie. Ses derniers vestiges seront engloutis dans le nouveau canal Charleroi-Bruxelles mis sous eau en juin 1967.

La papeterie d’Asquempont

A la même époque se mirait dans la Sennette un moulin à farine qui fut transformé lui aussi en une papeterie et qui connut un tout autre essor. En 1843, le sieur Guillaume Joseph Nélis y installa une machine à vapeur. Le moulin devint « Papeterie d’Asquempont ». Elle fut la seule à se vanter de gérer trois secteurs papetiers en même temps, la fabrication du papier, sa transformation et la vente d’articles dérivés de sa production.

La production journalière de papier à base de chiffon est déjà de deux tonnes en 1845, De tout temps, l’approvisionnement en matières premières, la pâte à papier et l’eau fut assuré par voies fluviales, le canal pour l’un, la Sennette pour l’autre. Cette industrie lourde n’a jamais cessé de se moderniser au fil du temps grâce à la famille Olin et les directeurs qui ont suivi. La production va augmenter grace à l’installation de machines à vapeur de plus en plus puissantes.

En ce début de la Belgique, Babolein Olin qui possédait un magasin en gros et en détail de papeterie rue de l’Etuve à Bruxelles fusionna son entreprise avec celle d’Asquempont. Ainsi naissaient les papeteries de Virginal.

En 1845, la papeterie d’Asquempont n’utilisait qu’une seule machine. En 1873, deux machines continues produisaient un total de 25,000 tonnes de papier. A la fin du vingtième siècle, la production annuelle dépassait les 100,000 tonnes de papier.

Avant l’avènement de l’informatique, l’usine produisait du papier autocopiant. Plus besoin de papier carbone, on pouvait utiliser des liasses allant jusqu’à 7 feuillets pour la copie. Ce brevet de Wiggins Teape a fait le succès de la papeterie de Virginal et du groupe dans le monde entier. Une fois tombé dans le domaine public, il a permis à d’autres concurrents de se lancer dans sa production ce qui a érodé considérablement les marges bénéficiaires. La production de l’autocopiant ayant fortement chuté, IDEM paper dut se diversifier dans la fabrication de papiers spéciaux.

Lors de la construction du complexe de la Machine 4 de grands travaux furent entrepris et une grande partie des terres fut excavée de la colline toute proche, engloutissant au passage la demeure de nombreux anciens directeurs de l’usine. Ce batiment se trouvait à proximité de l’ancien pont du vicinal . ( Voir villa de Fernand Thiry ou de David Picard).

D’après Jacques Vanderlinden in “De Vesnau à Virginal”