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Lorsque la filature du sieur Defraene cessa ses activités en 1841, une religieuse se présenta et racheta tous les bâtiments pour la somme de 19500 francs. Sœur Sophie-Henriette Crousse en fit un couvent. L’arrivée de cette sœur est largement commentée dans le livre de l’abbé Stroobant dans le chapitre 6 « Appendices Vie et coutumes ».

Avant la prise des cloches de l’église par les Allemands en 1943, des hommes du village se relayaient jour et nuit pour sonner les cloches et ainsi les rendre tellement chaude que l’occupant ne pouvait les descendre du clocher. Lors de la saisie, un officier crut voir deux hommes à une des fenêtres du couvent.  On raconte à tort ou a raison que deux résistants voulaient prendre des photos de ce vol. Accompagné de soldats, un officier allemand se précipita à la porte du couvent pour y entrer. La révérende mère venue ouvrir jura sur son honneur de religieuse qu’il n’y avait aucun homme dans son couvent. Devant cette affirmation l’officia tourna les talons. Ensuite, Sœur Marie-Michel convoqua toute sa congrégation pour avouer son mensonge et demander pardon.  Elle sera décorée à Hal en 1946 pour son acte de bravoure et de courage envers sa patrie.

Le couvent disposait d’une chapelle dans laquelle était célébrée régulièrement la messe. Elle était richement décorée. C’était l’une des plus belles des environs. Elle fut bénie le 6 décembre 1841 par l’abbé Philippe Steen curé de Virginal de 1823 à 1850.

Une grande partie du couvent fut vendue à une association de propriétaires pour y créer des appartements. Le reste du bâtiment resta consacré aux écoles maternelles et primaires. C’est une bien mince consolation pour cette institution qui a fait la renommée de l’enseignement libre dans toute la Belgique.

Finalement, la chapelle fut désacralisée le 26 juin 2006 ce qui fait 60.100 jours d’existence officielle pour le couvent des Sœurs et Sacré Cœurs de Virginal.

Retenons que le couvent des Dames des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie se consacra à l’instruction des jeunes filles. Y était dispensé l’enseignement primaire, secondaire et normal donnant la possibilité aux pensionnaires de devenir enseignante à la fin de leurs études.

Au début du vingtième siècle, le terrain du parc actuel n’était qu’un immense jardin où les sœurs s’approvisionnaient en légumes de toutes sortes qu’elles cultivaient elles-mêmes. Dans les années 1960, deux jardiniers originaires de Grammont dont l’un s’appelait Firmin furent affectés à l’entretien du parc.  Ils venaient à la semaine au couvent. Après leur journée, ils savouraient un dernier verre au café du Commerce tout proche … dans un calme religieux.