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29 décembre 2015

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Description technique

Asquimpont Ittre Ecluse vieux canal  Construction   La tour  Terrassements  Vu du ciel La grande Lima  Les colonnes du pont canal Vu de la tour Nouveautés

Un bac monte le plan incliné Les bacs La construction
RONQUIERES Il était une fois Le seul plan incliné en activité au monde

DEPUIS 1968

Pour éviter que le sang, la sueur et le savoir de nos pères ne sombrent dans l’oubli. Description technique


Le canal de Charleroi à Bruxelles dans sa conception initiale, c’est-à-dire, le canal au gabarit de 70 tonnes, peut être décrit comme suit :


Canal principal


1. Tracé

Partant du canal de Bruxelles au Rupel, au Chien Vert, le tracé remontait la rive gauche de la Senne jusqu’à Hal où il traversait la rivière sur un pont-canal à trois arches. De là, suivant la rive droite de la Senne jusqu’à Tubize et celle de la Samme, par Clabecq et Ronquières, il reprenait la rive gauche de cette dernière à Feluy. S’élevant ensuite par Arquennes et Seneffe, il atteignait le bief de partage, traversait la crête de Bête Refaite par un souterrain, puis les communes de Gouy et de Pont-à-Celles en grande tranchée. Du hameau de l’Hutte, le tracé descendait la vallée du Piéton, coupait plusieurs fois la rivière, tout en se maintenant principalement sur sa rive gauche. Traversant les villages de Roux et de Dampremy, il venait finalement rejoindre la Sambre au-des sus de l’embouchure du Piéton, à 1.000 m en amont de Charleroi.


2. Longueur

La longueur du canal suivant ce tracé était de 74.200 m dont 14.300 m sur le versant de la Sambre (vers Charleroi), 10.700 m pour le bief de partage et 49.200 m sur le versant de la Senne (vers Bruxelles).


3. Crête de partage

Le point de Bête Refaite, situé à la limite des communes de Seneffe et de Gouy, fut reconnu le plus favorable pour la traversée du seuil de partage qui sépare les eaux de la Samme et celles du Piéton.


4. Répartition des chutes

Le niveau du bief de partage était situé à 22 m au-dessus de l’étiage de la Sambre et à 107,80 m au-dessus de celui du canal de Bruxelles au Rupel. Le nombre et la hauteur de chute des écluses se répartissaient ainsi :


11 de 2 m de chute vers Charleroi,

12 de 2 m de chute vers Bruxelles,

12 de 2,40 m de chute vers Bruxelles,

20 de 2,75 m de chute vers Bruxelles,

soit au total 55 écluses.


5. Alimentation

Le système d’alimentation se composait de trois réservoirs, deux dans la vallée du Piéton, commune de l’Hutte, le troisième dans la vallée de la Samme, à Ronquières, chacun d’une superficie d’environ 27 hectares.

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Il était complété par :


— deux prises d’eau à Feluy dans la Samme et la rivière de Feluy;

— une prise d’eau à Ronquières et une autre un peu plus bas à la rivière d’Ittre;

— d’autres petites prises d’eau vers Bruxelles et Charleroi;

— une machine à vapeur de 12 chevaux installée au hameau de Luttre à Pont-à-Celles, destinée à mouvoir une vis d’Archimède, relevant les eaux de la rivière de l’Hutte sur une hauteur de 2,50 m à 2,80 m.


De plus, dix écluses furent munies de réservoirs ou bassins d’épargne afin d’économiser les eaux d’éclusage.


6. Section de navigation

Le canal dit “à moyenne section” présentait les dimensions suivantes : 6 m de largeur au plafond, 3,20 m de largeur au souterrain, 3 m aux ponts et 2,70 m aux écluses.


La profondeur était de 2 m, le tirant d’eau autorisé était de 1,80 m et le chemin de halage avait 4 m de largeur.


7. Type et dimensions des bateaux

Jean-Baptiste VIFQUAIN conçut un type de péniches spécialement adapté à ce canal de petit gabarit. Cette péniche surnommée “baquet ou sabot de Charleroi” avait une largeur de 2,60 m, une longueur de 19 m. Elle chargeait 70 tonneaux effectifs pour un enfoncement de 1,80 m.


Son coût s’élevait à 2.500 F.


8. Ouvrages d’art

La galerie souterraine qui traversait la crête de partage de la “Bête Refaite” avait une longueur de 1.267 m. Sa largeur était de 3 m au niveau de flottaison, sa hauteur sous clef était de 3,20 m et la largeur du chemin de halage était de 1,30 m.


Les écluses présentaient une longueur utile de 19 m (21,40 m entre les portes) et 2,70 m de largeur de passage.


Deux ponts-canaux furent construits, chacun d’eux en maçonnerie avec une largeur de passage de 2,80 m. L’un se situait à Hal, pour la traversée de la Senne; il comportait trois arches de 21,99 m d’ouverture. L’autre, de 12,80 m d’ouverture, était situé à Molenbeek-St-Jean, sur un des bras de la Senne. Les ponts fixes présentaient 3 m de passage, avec trottoirs pour hommes et chevaux de 1,30 m de largeur.


Les ponts à bascule étaient en fonte. Leur culasse manoeuvrée par engrenage se mouvait dans des coursiers en maçonnerie et leur volée avait une longueur de2,80 m.

9. Nature des transports

Les matières que l’on transportait généralement sur le canal et sur ses embranchements étaient le charbon, lesminerais de fer, la fonte, les pavés, les moellons, les briques, la chaux, les marbres, les céréales.      Page 447

10. Droits de péage et bureaux de perception Les droits de péage fixés par la concession à 1,70 florin furent réduits par l’arrêté royal du 17 septembre 1832 à 1,45 florin. Ceci pour le parcours entier de Charleroi à Bruxelles.


Les bureaux de perception étaient situés à Dampremy(écluse n° 1 ancienne), Marchienne-au-Pont (écluse n° 1 nouvelle), Seneffe (écluse n° 13), Clabecq (écluse n° 46)


11. Coût

Le coût des travaux s’était élevé à 10.300.000 F ou 4.858.500 florins, soit seulement 11,5% de plus que l’estimation de VIFQUAIN.


Le prix du charbon acheminé à Bruxelles était réduit de 40 %.


Les frais d’entretien et d’exploitation se montaient à122.751 F ou 58.000 florins.


Embranchements du Centre

1. Tracé

Le tracé de ces embranchements se schématisait ainsi la branche principale avait son origine dans le 12ème bief du canal de Charleroi à Seneffe. Elle se dirigeait vers Familleureux, traversait le col de partage du Sartiau et aboutissait à Houdeng, non loin des charbonnages de Bois-du-Luc, Bracquegnies. De cette branche principale se détachait un embranchement qui se dirigeait vers Bellecourt par la vallée de la Samme, pour atteindre le groupe houiller de Chapelle-lez-Herlaimont, Bascoup, l’Olive, Mariemont, Carnières. Un second embranchement, vers La Croyère, remontait la vallée du Thiriau et desservait le district houiller de La Hestre, Haine-St-Pierre, Houssu. Enfin, une troisième branche pénétrait au coeur de la région industrielle de La Louvière et desservait les exploitations charbonnières de Sars-Longchamps, La Louvière, La Paix.


2. Longueur

La longueur totale des embranchements du Centre était de 14.802 m, se décomposant comme suit


— branche principale 10.350 m

— branche de Bellecourt 1.709 m

— branche de La Croyère 1.068 m

— branche de La Louvière 1.675 m.


Ces embranchements étaient complétés par des voies ferrées d’un développement total de 9.500 m environ, qui reliaient les bassins aménagés aux extrémités des branches aux sièges d’exploitation des divers charbonnages.


3. Coût

Le coût total des embranchements du Centre, y compris les voies ferrées qui en formaient le prolongement, s’élevait à 2.200.000 francs.