La guerre terminée, la caractéristique essentielle du canal était son hétérogénéité : gabarit de 300 tonnes sur le tronçon Charleroi-Clabecq; gabarit de 600 tonnes sur le tronçon Clabecq-Bruxelles. Sur cette dernière section, heureusement, les dimensions du canal et des écluses avaient été choisies de façon à permettre le passage de bateaux de 1.350 tonnes (longueur 81,60 m, largeur: 10,50 rn, enfoncement en charge : 2,50 m).

Excepté la période 1832 – 1857, où le canal fut sur toute sa longueur accessible aux péniches de 70 tonnes, il comporta pendant une longue période (plus de cent ans) plusieurs gabarits (70 – 300 – 600 t).


Voir aussi :   Le canal à 1350 tonnes | Entre Seneffe et Ronquières  | Gustave Willems, l’instigateur | La modernisation du canal à 1350 tonnes | La section entre Clabecq et Bruxelles  |   Le canal pendant la guerre 1940 – 1945  | Le programme de modernisation de 1947  |  Plan du canal à 1350 tonnes


C’est afin d’y mettre fin que le Directeur Général des Voies Hydrauliques, G. WILLEMS, dressa en 1947 un programme de modernisation et d’homogénéisation du réseau belge des voies navigables dont l’un des objectifs était la mise à 1.350 tonnes du canal sur toute sa longueur .

Comme la section Clabecq – Bruxelles, aménagée avec des écluses pour 4 péniches de 300 tonnes, pouvait recevoir, telle quelle, les bateaux de 1.350 tonnes, il restait donc à moderniser la liaison Charleroi – Clabecq.

A l’exception de la section Seneffe – Ronquières, le tracé du canal existant se prêtait bien, à part quelques rectifications locales, à la construction du canal modernisé (biefs longs, nombre réduit d’écluses et courbes à grands rayons).