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La justice criminelle

Louis de Luxembourg déclare en mai 1441 la tenir de ses prédécesseurs, les seigneurs d’Enghien. Le 1er mars 1553, l’officier d’Enghien « Souffye », mayeur de Rebecq proteste parce que le Drossart du Brabant s’est advanché d’avoir appréhendé prisonniers à Ronquières, lieu franc, un certain Vincent Moreau et mené à Bruxelles en violation de la « Haulteur » , droit de prééminence des seigneurs d’ Enghien.

Il en avait averti le bailli, afin de poursuivre le Drossart pour ravoir le prisonnier.

Le prononcé des sentences appartenait à la cour échevinale de Ronquières, le seigneur n’avait à intervenir que pour les mesures d’instruction du procès et des exécutions.

Le seigneur avait fait construire et entretenait une prison depuis le 15eme siècle, une tour carrée avait été construite au moulin de Ronquières et qui s’appelait la « Gayolle ».

Elle a subsisté jusqu’en 1950. Elle fut démolie pour élargir la route de Braine-Le-Comte à Nivelles.

C’est par l’intermédiaire du bailli de Rebecq que les sentences étaient exécutées. Elles se faisaient au « bonnier du gibet » sur les hauteurs du village, au lieu-dit « Sohierchamps », le Croiseau. C’était le seigneur qui percevait la plus grosse partie des biens confisqués. Quant à la justice foncière, elle était exercée par le cour féodale de Rebecq sous la présidence du bailli.

On allait en appel des arrêts de la cour devant la cour féodale de Genappe et ensuite devant la cour de Brabant.

Propriétés des seigneurs ronquiérois

Le seigneur est propriétaire de toutes les terres publiques, les bois, les marais, les viviers, les terres vagues et inoccupées. Il reçoit spécialement le plantis d’Enghien. Ce plantis s’étendait sur environ 80 bonniers. On y exploitait arbres de hautes futaies, glandées et poissons.

Le bois et les terres de Boutegnies, soit 35 bonniers à l’est du domaine d’Haurut. Le terrain marécageux de Pied ’eau en vivier, et ce jusqu’au 15eme siècle. Environ 5 bonniers de prés, près de Aywières, rive droite de la rivière, à gauche du chemin de Fauquez et les prés Aywiens, rive gauche de la rivière. Un pré de 3 journelles et le vivier de l’Alluet sur la rive droite de la Samme à proximité du pont de l’Allieu. Le pré du sergent d’un demi-bonnier tenant au chemin du Gaige.

Le seigneur d’Enghien est aussi propriétaire du moulin du centre, acheté à l’abbaye de Cambron le 30 novembre 1411, moulin à grains, moulin à écorces et tordoir avec un petit pré d’un demi-bonnier.  Il en restera propriétaire jusqu’en 1917. Le pré se trouvait à côté du moulin bordant le chemin numéro 2. Il fut mis à la disposition des archers au 15eme siècle jusqu’à la fin de l’ancien régime.

Le moulin actuel a été rebati en forme de château vers 1550 pendant les guerres de Charles-Quint, lorsque les biens d’Enghien étaient séquestrés.  De grands travaux furent exécutés dans toute la seigneurie, notamment la réparation des ponts de pierre du moulin, du Quesnois et le pont de Lalieu, ce afin d’éviter les prélèvements du fisc. C’est à cette époque que le moulin de Pied ‘eau cessa ses activités.