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Le 1er mai 1864, le conseil communal entama des négociations avec les frères Vanderelst en vue de leur acheter deux maisons sur un terrain de 22 ares environ, situés sur la place. C’était l’ancienne maison de Léon Rouge  qui était voisin de la famille Blanpain. Cette propriété longeait la Sennette et s’étendait jusqu’au jardin de la cure.  Les vendeurs en demandaient 15.000 francs. Mais les experts jugeant le prix trop exagéré, le projet fut abandonné. Les écoles eussent été en plein centre, ce qui était un avantage.

L’instabilité des locaux scolaires et le choléra de 1866 furent un stimulant qui détermina le conseil communal à résoudre enfin la question des locaux scolaires. Le 9 avril 1867, la commune acheta le champ Ghoret, prairie mesurant 7 ares et 4 centiares et garnie de 40 arbres de haute futaie. Elle était située à l’entrée du village, au pied de l’escavée. Le propriétaire, Dieudonné Steinaert en demandait 6700 francs. Mais il fallait indemniser le locataire qui, moyennant 400 francs consentit à résilier le bail. La construction commença bientôt.  Cyrille Godeau fut déclaré adjudicataire des travaux pour la somme de 39850 francs. Quant à l’architecte, il préféra garder l’anonymat et en raison, tout devait être terminé pour le 1er mai 1869. Le village avait ses écoles que tout le monde lui enviait. Elles avaient couté 43000 francs.

Les premiers budgets scolaires à Ronquières

Les dépenses communales commencèrent en 1845. Sylvie Bomal est en effet nommée institutrice communale à cette date. Le conseil lui vota un traitement annuel de 200 francs et y ajoute 30 francs pour le loyer des bâtiments scolaires dont elle est propriétaire. En 1846, pour son traitement, pour le loyer des écoles, pour le chauffage et les fournitures classiques aux indigents et pour l’instruction gratuite, elle reçoit une somme globale de 445 francs. A quoi il faut ajouter les rétributions scolaires pour les élèves solvables. Le budget communal de 1850  porte ce qui suit comme dépenses scolaires :

Subvention pour l’instruction gratuite                             320 francs

Traitement de l’instituteur ( trice)                                      200 francs

Indemnité de séjour                                                                  80 francs

Loyer de l’école communale                                                                30 francs

Fournitures classiques des pauvres                                 60 francs

Chauffage (quote-part des indigents)                                          40 francs

Un solde total de                                                                         730 francs

Le budget pour une seule école communale était donc de 730 francs mais, Sylvie Bomal n’en perçut qu’une partie parce que les subventions destinées à l’école gratuite furent touchées partiellement par l’instituteur Alexis Bomal pour les indigents de son école.

La maison d’école

Aussi longtemps que Ronquières n’eut que des écoles libres, c’est-à-dire en 1845, les instituteurs fournissaient eux-mêmes les locaux.  Même après 1845 et jusqu’en 1869, la commune n’eut pas d’écoles lui appartenant. La commune se contenta de leur attribuer 30 francs pour le loyer de l’école et 80 francs comme indemnité de logement.

Après 1842, le conseil accepta l’offre du bureau de bienfaisance tenant à céder gratuitement le jardin des archers pour y établir les nouvelles écoles. A la révolution française, ce jardin avait été confisqué et remis au bureau de bienfaisance.

Ce terrain fut improductif. Le 23 mars 1843, le conseil vota un budget de 3000 francs pour construire les écoles. Le Ministère de la justice n’autorisa pas la cession gratuite et le projet fut abandonné.