A découvrir dans ce chapitre
Biographie sommaire  | Ronquières avant l’an mil | Ronquières au Moyen Age | La vie religieuse à Ronquières | La commune de Ronquières | La vie industrielle à Ronquières | St Sébastien | Les brasseries de Ronquières | Les chapelles |  Les niches sanctiorielles |  Les dindons à Ronquières | Les écoles |La ferme historique de Haurut | La ferme du Quesnois | La cense de la Bruyère |  Ronquières se développe | Droits des seigneurs d’Enghien à RonquièresLes derniers siècles | L’abbaye de Cambron à Ronquières | Les moulins à vent | Les Canart | Le choléra en 1866 | L’industrie linière et cotonnière |  Le Rouge Lion ou la maison des Filtiers  | Etienne Denis et l’industrie linière à Ronquières | Etienne Denis et l’industrie cotonnière à Ronquières | La filature de Louis Desmedt | La papeterie de Gueulo

Les trois chapelles de l’Escavée

L’Escavée conserve trois chapelles à chacune de ses extrémités et une au centre.

En haut se dresse la chapelle de Notre Dame de Lourdes. Elle est construite entièrement en pierre bleue et a été batie par le propriétaire de la ferme voisine Emile Foubert.

Au milieu, nous trouvons la chapelle Saint-Antoine qui fut construite par la famille Lieds-Denayer. Elle aussi a besoin d’une sérieuse restauration.

En bas, on peut voir la chapelle tout en pierre dédiée aussi à la Vierge de Lourdes. Elle a été construite en 1884 à la mémoire de Victoire Denis. A ce jour, elle a été déplacée pour la construction du magasin d’André Lieds et se trouve à l’entrée du château, au milieu de la rue du Page.

A la rue de Pied d’Eau

La première chapelle est dédiée à Saint Roch. Elle est citée plus haut. Quant à la seconde, celle de Sainte Rita, en face du grand vivier de Pied d’Eau, elle fut construite par Rachel Wargnies, épouse d’Henri Boschaert meunier de Ronquières. Elle est maintenant la propriété de la famille Georges Lelièvre-Rosy qui, malheureusement, la laisse tomber en ruine.

Les chapelles ou niches parientales

Les chapelles les plus intéressantes de Ronquières sont les trois niches parientales encastrées dans les façades des maisons et destinées à recevoir un saint.

La première de ces niches est celle de la façade du moulin. Elle abritait jadis une statue de Sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des meuniers. 

La seconde est celle de la façade d’une petite maison à Pied d’Eau et qui contenait jadis une statue de la Vierge.

Enfin, sur le mur septentrional de la tour de l’église, face à la rue des combattants, conserve une niche parientale dont les sculptures qui l’entourent ont été martelées. Nous ignorons à quel saint elle était dédiée.

La chapellerie de Sainte Catherine à Ronquières.

Dès le début du 15eme siècle, nous pouvons prouver l’existence à Ronquières d’une chapelle et d’une chapellerie de Sainte Catherine.  Elle était installée à Ronquières dans l’église paroissiale. Elle avait son chapelain, ses biens meubles et immeubles et était dédiée à Sainte Catherine d’Alexandrie qui fut très populaire en Occident.  Les meuniers de certaines régions la prirent comme patronne parce que les moulins étaient actionnés par des roues, mettant leurs meules en action. Les charrons la prirent aussi comme patronne. Cette chapellerie fut fondée au 15eme siècle, son chapelain était Julien Liebet. Elle était localisée dans la nef septentrionale, entre la chapelle Notre Dame et les fonds baptismaux. Elle avait des biens meubles et immeubles et des rentes pour l’entretien de son chapelain et de sa chapelle.  Le cartulaire de Cambron nous conserve le détail des biens qu’elle possédait : trois maisons dont l’une tenait au courtil de Jehan Lharte, la seconde avoisinait avec Gilasceau ou Galsemont et la troisième  tenant au courtil du Gaillar, avant d’arrivée à l’Escavée et huit parcelles de terre d’une contenance totale de cinq bonniers. Ces biens soulignent l’importance de la chapellerie Sainte Catherine à Ronquières et le rôle joué par les meuniers.

La chapelle de Notre Dame de Quintoux

Dans le bois de la Houssière, presque à la sortie entre le Flinchaux et le Charly des Bois, se trouvait une petite chapelle en brique avec une statue de la Sainte Vierge que la dévotion populaire a surnommée «  Notre Dame de Quintoux ». Cette chapelle fut bâtie en 1811 par Alexis Havaux, mayeur de Ronquières pour accomplir une promesse qu’il avait faite à la Sainte Vierge. Sa petite-fille Evelyne-Françoise souffrait de coqueluche, vulgairement appelée « quintoux » et son état inspirait de vives inquiétudes. Alors le père promit que, si sa fille guérissait, il ferait construire à l’endroit indiqué dans le bois de la Houssière qui était la propriété du duc  d’Arenberg.

D’autres personnes eurent aussi recours à la Vierge pour la guérison de la même maladie et furent pareillement guéris. Bientôt, cette dévotion grandit et s’étendit aux villages avoisinants. Les pèlerins avaient coutume de faire des offrandes qui ont été employées à célébrer des messes dans l’église de Ronquières. Les pèlerins venant toujours plus nombreux, en 1886, une chapelle fut transférée dans l’église de Ronquières. En 1906, après son installation à Ronquières, le curé Georges Malherbe instaure le pèlerinage de Notre Dame de Quintoux qui se célébrait chaque année le premier dimanche de mai et était suivi par une très grande foule de pèlerins.

Après la guerre de 1914-1918, la procession a été escortée par un groupe de cavaliers nommés « les écuyers de Notre Dame de Quintoux ». Ce groupe a été reconstitué en 1980 pour le millénaire de la paroisse et continue chaque année à accompagner la procession au Bon Dieu de Pitié, à la fête de saint Géry.

La chapelle cimetériale de Saint Michel

C’était une véritable chapelle cimetériale et pour le comprendre il suffit de penser à l’ancien cimetière de Ronquières et c’est là que l’on inhumait le plus grand nombre de défunts.

L’autre cimetière était à l’intérieur de l’église. On le réservait au clergé et aux notables.  Les pierres tombales que le curé Malherbe a répertoriées en 1907 et qu’il a encastrées dans le mur de soutènement de l’église nous donnent une idée approximative de ce cimetière intérieur. Notons que le chœur était réservé au clergé et la nef aux simples fidèles.

Voici une liste d’une partie des sépultures.

Les curés Firmin Bonnemaire 1601, André Mulpas 1640, Abraham Desmoulins 1703, Jean-Joseph Dessart 1721, Antoine Leto 1756.

Les chapelains Claude de Giploi 1641, Noël Marsille 1689.

Les clercs Antoine Walez 1623 , Jérome Baudine 1723, Charles Baudine 1728.

Les Mambourgs : François Pierard, mambourg des trépassés 1643, Martin Moriau mambourg de Notre Dame 1640 et sa femme Jehan Huon 1656.

Les sergents  Louis Wartelle 1637 et sa femme Catherine Maceau.

Les fermiers Pierre Crohin, censier de Malmaison 1616, Christophe Dutilleux, censier de Lobiward 1623 et sa femme Gilette Duquesne 1630, Michel Briffaux, censier de Gotteurieux 1672 et sa femme Elisabeth Dehoux.

Si nous ajoutons tous les anciens curés, les anciens chapelains qui tous furent enterrés dans l’église, et tous ceux dont les pierres tombales ont disparus, nous devons en conclure que l’église était jadis un véritable cimetière.

La nécropole des Antoine

La chapelle Saint Michel était spécifiquement la nécropole de la famille Antoine. Les pierres tombales ont disparu. Nous croyons que Michel Pastich et sa femme Marguerite, que Jehan Antoine et sa femme Courtine Pastich y ont leur sépulture au pied de l’autel Saint Géry (anciennement Saint Michel, leur patron). Heureusement, deux pierres tombales ont été conservées qui nous rappellent le souvenir des Antoine.

  1. La pierre de Charles Antoine

« Cy gist le corps de Charles Antoine en son temps censier d’Haurut qui trépassa l’an 1604, le 12 février et de Françoise de Buisseret sa femme qui trépassa l’an 1624 le 12 octobre, aussi de leurs enfants Sébastien, Pierre, Marc, Vespasien, Jean, Marguerite, Marie Madeleine, Marguerite et Adrienne. Priez Dieu pour leurs âmes ».

  1. La pierre de Jérôme Baudine

« Ici repose le corps de Jérôme Baudine, ayant été clerc l’espace de 62 ans, âgé de 92 ans et de sa femme Jeanne Antoine, décédée le 8 juin 1687, de Charles Antoine son fils décédé le 20 janvier 1728 ».

Ces pierres nous conservent le souvenir de deux grandes familles ronquiéroises et d’une chapelle qui fut célèbre en son temps.