Dernière mise à jour :

30 décembre 2015

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DEPUIS 1968

Pour éviter que le sang, la sueur et le savoir de nos pères ne sombrent dans l’oubli. Projets divers Les vieilles écluses

Projet Kennis et Snaps


La participation du canal de Charleroi à l’amélioration du régime des eaux de la Senne n’était pas une idée neuve. Ainsi, vers 1898, KENNIS et SNAPS présentaient un projet d’abaissement du plan d’eau du canal de Charleroi, dans la traversée de l’agglomération bruxelloise. Ce projet comportait la suppression radicale de la Senne et des bras reliant ses deux lits et leur remplacement par le canal qui serait devenu la seule voie d’écoulement des eaux de la Senne à travers Bruxelles.


Ce projet révolutionnaire fut, cependant, écarté à la suite de l’examen d’une commission présidée par le Ministre HELLEPUTTE.


Projet de la commune d’Anderlecht


En 1903, suite à de nouvelles et graves inondations, la presse bruxelloise se déchaîna contre le gouvernement, lui demandant de résoudre ce problème dramatique. La solution mise au point par le gouvernement respectait le tracé du canal existant, sauf deux dérivations de faible importance prévues aux abords des chaussées de Ninove et de Mons. Elle supprimait les écluses 54 et 55 pour les remplacer par une écluse à plus forte chute qui serait située immédiatement à l’aval des rues de la Princesse et des Mégissiers.


Ce projet ne donna pas satisfaction à la commune d’Anderlecht, qui élabora un contre-projet comportant une dérivation du 53 bief ayant son origine en aval de l’emplacement prévu pour les grands bassins de batelage d’Anderlecht et qui aboutirait en amont de la porte de Ninove, après avoir traversé la zone habitée de la commune. La partie existante de la voie, se développant entre la voie du chemin de fer de ceinture et la rue de la Princesse, était maintenue, approfondie et raccordée par un embranchement à l’écluse à la dérivation projetée. Comme dans le projet préconisé par l’Etat, les écluses 54 et 55 étaient remplacées par une seule écluse, projetée à la hauteur des abattoirs de la ville de Bruxelles.


Projet Genard



Enfin, un troisième projet vit le jour. Il était l’œuvre d’un Inspecteur général des Ponts et Chaussées, GENARD. Il comportait l’établissement de deux dérivations entre les bassins d’Anderlecht et le pont tournant de la porte de Ninove.


Celles-ci convergeaient vers une partie existante du canal à améliorer aux frais des abattoirs et marchés d’Anderlecht. Les écluses 54 et 55 étaient remplacées par deux écluses placées l’une à l’extrémité aval des bassins d’Anderlecht et l’autre non loin du pont de la chaussée de Ninove.


Comparaison des projets


Au point de vue de l’écoulement des crues, ces trois projets se bornaient à prendre au canal une faible partie des débits des crues de la Senne, cette prise se faisant au moulin d’Aa, à Anderlecht. Au point de vue navigation, ils étaient conçus tous trois en vue de permettre aux bateaux de fort tonnage (de 600 à 800 tonnes) de remonter le canal jusqu’à de vastes bassins projetés à Anderlecht, aux abords de la Petite Île.


Une commission administrative examina les trois projets et marqua ses préférences pour le projet présenté par la commune d’Anderlecht, amendé par l’Ingénieur en chef, Directeur des Ponts et Chaussées DEHEM. Ce projet resta, comme les autres, sans suite.


Choix Difficile


De 1903 à 1911, DEHEM revint plusieurs fois à la charge, préconisant l’extension jusqu’à Clabecq de la circulation de bateaux de 600 tonnes. En vain cependant, car au début de 1911, le Ministre des Travaux publics, HELLEPUTTE, décidait que les études pour l’achèvement du canal seraient désormais poursuivies suivant le programme de 1879, exception faite pour des modifications de détails éventuellement reconnues nécessaires. Cette décision était en liaison avec un projet d’ensemble d’amélioration du réseau belge des voies navigables. Ce fut d’ailleurs à cette époque que l’on décida de porter au gabarit de 600 tonnes la Sambre en aval de Charleroi.


L’idée de mettre le canal de Charleroi au gabarit de 300 tonnes l’emportait donc.


L’élément décisif de ce choix fut l’argent. Ni les industriels ni la commune d’Anderlecht n’étaient disposés à intervenir financièrement, de quelque manière que ce soit, en faveur de la réalisation d’un canal de 600 tonnes.


La direction des canaux houillers tira de ces hésitations les conclusions qui s’imposaient. Elle dressa, au cours des années 1913 et 1914, un avant-proj et d’élargissement du canal en aval de Clabecq suivant le programme de 1879. Ce projet prévoyait toutefois l’établissement de biefs industriels de grande largeur entre Hal et Anderlecht, ainsi que la suppression d’une écluse.


Malgré tout, les défenseurs du canal ne capitulèrent pas. En octobre 1913, à la suite d’interventions répétées du gouverneur du Brabant, le Baron de BECO, DEHEM remettait en selle son programme dans lequel il préconisait la transformation du canal de Charleroi en aval de Clabecq en vue d’une navigation de 600 tonnes et d’une amélioration de l’écoulement des têtes de crue de la Senne avec prise de 66m3/seconde en amont de Hal et de 24m3/seconde au moulin d’Aa.


Cet écoulement à concurrence de 90 m3 par seconde devait améliorer considérablement le régime des eaux de la rivière. Les eaux devaient ensuite être amenées dans le canal de Bruxelles au Rupel et rendues à la Senne à l’aval de Vilvorde. Par une dépêche de mars 1914, le Ministre des Travaux publics fit connaître au Baron de BECO que le gouvernement, en acceptant le principe de l’évacuation des têtes de crue de la Senne par le canal de Charleroi, n’entendait pas remettre en discussion l’application du programme de 1879.


Cette fois-ci le canal de 300 tonnes était donc bien décidé. On voulait même le réaliser immédiatement car, en 1914,le Ministre des Travaux publics s’engageait devant le Parlement à terminer les travaux d’agrandissement du canal de Charleroi dans un délai de 5 ans.