Dernière mise à jour :
28 avril 2013
Creuser la grande tranchée dans laquelle circulent aujourd’hui les bacs ne fut pas une mince affaire. 43 millions de mètres cubes de terres et de roches furent arrachés à la colline et déplacés durant cinq longues années. Un travail de fourmis, pharaonique. Cette page vous propose une rapide visite guidée du chantier.
La grande tranchée... Avant qu’on la creuse... On positionne les engins, on nivelle le sol, on abat les maisons qui sont encore dans le chemin...
Une grue arrache à la colline sa quantité de roches... Cette grue était identique à celles utilisées dans les mines à ciel ouvert.. Après le chantier elles furent démontées et envoyées à la ferraille.
Les lourds camions de 60 ou 80 tonnes faisaient la file aux abords des lourdes grues...
Sur ce plan plus large, on aperçoit la grue ( fabriquée par Ruston Bucyrus) le camion ( fabriqué par Euclid ) et sur le sommet de l’image un ouvrier qui surveille les opérations et qui, bien des années plus tard, nous donne une idée de la taille des engins.
Les bacs des grues se vidaient par le bas où un énorme clapet s’ouvrait pour laisser tomber la roche arrachée à la colline. Cette photo a été prise un jour de pluie comme nous le laisse deviner les flaques d’eau qui entourent les engins.
Pour arracher la roche à la colline, il fallait la dynamiter. Et pour ce faire, on forait des puits dans lesquels on descendait les explosifs. Cette technique est toujours utilisée dans les carrières de la région.
Un ouvrier apporte une caisse de dynamite alors que d’autres laissent glisser les bâtons d’explosifs dans les puits fraîchement forés.. La quantité de dynamite visible sur cette photo pouvait provoquer en d’autres endroits de sérieux ravages.
Et que ça saute !!
On voit aussi clairement la technique de creusement par couche successive qui fut utilisée.
Cette photo a l’avantage de nous montrer qu’ici comme à Ittre, on a creusé par couche successive. On peut aussi voir la taille des machines utilisées qui était loin d’être négligeable.
Cette photo nous montre clairement que les excavations n’avançaient pas partout au même rythme. Si à l’avant plan, on commence déjà à bétonner l’une des trémies dans le fonds, on doit encore creuser l’emplacement actuel de la butée aval.
Le tout début des terrassements. La photo est de mauvaise qualité, mais elle provient d’un journal de 1961, mal conservé de surcroit.