Dernière mise à jour :

30 décembre 2015

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Un bac circule dans le plan incliné de Ronquières

Partir à la découverte des bacs du plan incliné de Ronquières

La construction du plan incliné de Ronquières

Le territoire devient brabançon

Asquimpont Ittre Ecluse vieux canal  Construction   La tour  Terrassements  Vu du ciel La grande Lima  Les colonnes du pont canal Vu de la tour Nouveautés

Un bac monte le plan incliné Les bacs La construction
RONQUIERES Il était une fois Le seul plan incliné en activité au monde

DEPUIS 1968

Pour éviter que le sang, la sueur et le savoir de nos pères ne sombrent dans l’oubli. Le territoire devient brabançon

En admettant, avec presque tout le monde, la concordance des subdivisions ecclésiastiques établies d’après les pouillés du diocèse de Cambrai, avec les anciennes divisions civiles carolingiennes et antérieures, le territoire de Ronquières se trouvait primitivement dans le vieux pagus (= archidiaconé) de Hainaut, comté (= doyenné) de Mons (à l’extrême nord de ces circonscriptions et frontalier du vieux comté (= doyenné) de Hal , du pagus (= archidiaconé) de Brabant et du diocèse de Liège, donc dans l’ancien comté de Hainaut. Cette position est confirmée par la donation de Bernard de 980 « faite au temps de... du comte Godefroid », étant donné comme le fait remarquer Dom Baudry (Ghislain page 302), que ce comte Godefroid ne peut être que Godefroid de Verdun ou le captif marquis d’Eenaeme et comte du Hainaut  proprement dit (montois).

En 1182, Ronquières tout en restant dans le doyenné de Mons, est dans le Brabant, ainsi qu’en témoigne Cambron  page 555:

Il dépend de la «curia ducis Lovaniensis ».

En 1864-1865, Duvivier dans ses Recherches sur le Hainaut Ancien, page 41, avait cru qu’une dizaine de paroisses communes situées dans les environs de Ronquières (ce village compris) avaient été transférées de l’ancien Brabant, entre 1150 et 1177, dans le décanat de Mons Hainaut. Et Matthieu, en 1892, avait admis le fait comme démontré (Mons, t. 23, page 324). Mais plus tard, en 1905, Duvivier abandonna cette hypothèse (Com. roy. his. tome 74, page 487). Et M. Bonenfant, en 1933, en exposa assez longuement le manque de fondement (Anu. Soc. roy. archéol. de Bruxelles, tome 38 page 8 sqq et 29 sqq.)

Pour ce qui concerne spécialement Ronquières - ainsi qu’Arquennes et Petit-Rœulx-lez-Braine - la thèse de Duvivier de 1864-65, était particulièrement singulière en ce sens qu’elle transférait du Brabant dans le Hainaut ecclésiastique, trois communes précisément à une époque où elles venaient, en fait, de passer du vieux Hainaut dans le nouveau duché de Brabant, tout en restant dans le doyenné de Mons. C’eût été assez paradoxal!

A quel moment précis entre ces deux dates (980 et 1182) s’est effectué le passage? Aucun document ne permet de répondre à cette question. On peut supposer que ce fut lors de l’une ou l’autre période critique de la constitution des deux nouvelles principautés Brabant et Hainaut, soit au cours du IIe siècle, soit en 1106 quand le comte de Louvain, Godefroid le Barbu, devint duc de Lothier. Quant au motif, il est possible qu’il faille le trouver dans l’existence à Ronquières de plusieurs fiefs, quelque 100 bonniers (?), dont était bénéficiaire le seigneur brabançon d’Oisquercq, dont l’influence aurait agi pour faire incorporer Ronquières dans la principauté dont il relevait.

La limite sud, près d’Henripont (Hainaut), du territoire ronquiérois incorporé dans le duché de Brabant aura d’abord probablement été imprécise et discutée. Pour la fixer les deux princes seraient venus à Ronquières examiner la situation, en 1198 le comte de Hainaut, par deux fois (Wauters, Table chronologique tome III, page 70, 9 févr. 1198 et t. III page 99, 6 novembre 1198), et le duc de Brabant en novembre (Idem  III page 100). A la suite de quoi, une « partie de Héripont» aurait été restituée à Ronquières-Brabant (v. Henripont dans Soignies, t. XIII 1953, page 115-116).

Le territoire de Ronquières serre de très près le territoire d’Henripont; les limites manquent d’harmonie; elles seraient, aujourd’hui, avantageusement modifiées au profit d’Henripont. Il semble qu’elles aient été fixées autrefois, de manière à incorporer dans Ronquières, les 6 ou 7 sources et ruisselets dont les eaux s’écoulent vers les rivières ronquiéroises.

Plus tard, par contre, ce sont les Brabançons (particuliers ronquiérois, limitrophes du Bois de la Houssière) qui mordront sur ce bois hennuyer, propriété du prince. Et pour mettre fin à ces empiétements et vérifier les titres des particuliers, Antoine d’Ongnyes, seigneur de Pérancyes, grand Bailly des bois de Hainaut, sur ordre des Archiducs Albert et Isabelle, enverra ses officiers procéder, en avril-mai 1613, à « l’abonnement » d’un bout à l’autre de cette frontière (Flandre, numéro  2324).

Ronquières est resté dans le duché de Brabant jusqu’à la fin de l’ancien régime, époque où les Français le mirent dans le département de Jemmappes, à l’heure actuelle province de Hainaut.