Dernière mise à jour :

30 décembre 2015

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Ronquières vers l'an mille

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Un bac monte le plan incliné Les bacs La construction
RONQUIERES Il était une fois Le seul plan incliné en activité au monde

DEPUIS 1968

Pour éviter que le sang, la sueur et le savoir de nos pères ne sombrent dans l’oubli. Ronquières vers l'an mille

Au temps où la court d’Haurut apparaît dans l’histoire, soit vers 980, comment se présentait le territoire qui sera plus tard Ronquières ?

Peut-être y avait-il déjà un lieu-dit « Ronceriae-Runkiria » pour designer l’éperon rocheux point de repère sur le grand vieux chemin numéro  1  couvert de ronces et de broussailles, qui s’étendait jusqu’à la rivière et sur lequel, un siècle plus tard, on construira l’église, et ensuite, l’aggloméré de la grand-place et de la rue haute. Mais de toute façon, ce nom ne pouvait s’appliquer à l’ensemble du territoire qui n’était pas encore groupé, ni dans une communauté ecclésiastique - paroisse -, ni dans une communauté civile, politique ou féodale

Quoiqu’il en soit, le pays n’était pas complètement inhabité.

En effet , dans tous les environs immédiats, les archéologues ont trouvé des traces d’habitats antérieurs francs, gallo romains et même de l’age de la pierre comme le cimetière franc de «Combreuil», des instruments et débris de silex aux abords du bois de la Houssière, des silex, poteries et antiquités romaines à la Bruyère de Virginal, des tombelles vers le Croiseau, des silex à Arquennes et Feluy. Les Tombois au sud de Ronquières et au nord rappellent qu’il y eut là des occupants francs. A Fauquez on a même, en 1941, en creusant un abri contre les bombes, découvert une tombe près du Bois des Rocs. Il est à supposer que Ronquières, au centre de tous ces habitats, a eu, lui aussi, une certaine population clairsemée pour exploiter les bonnes prairies bordant ses cours d’eau ou pour cultiver quelques champs en bordure des vieux chemins.

Depuis plusieurs siècles, florissaient, tout à l’entour, de beaux domaines ecclésiastiques: Sainte-Gertrude à Nivelles, Monstreux-Bornival, Ittre, Hennuyères; Lobbes à Virginal; Sainte Waudru à Braine-le-Comte, Saint Vincent  à Soignies et Ecaussinnes,  St-Remy; Sainte-Aldegonde à Ecaussinnes-Ste Aldegonde et Feluy. Est-il vraisemblable que le territoire ronquiérois soit resté complètement à l’écart de leurs vie et activité?

Il y avait quelque 240 bonniers ronquiérois d’une valeur de 1 Ha 15 a 75 ca chacun, de terres dotées du statut juridique de fief. Or, les fiefs se sont constitués vers la fin du neuvième siècle et on peut dire que, d’une manière générale, dès le onzième siècle, on a cessé d’en créer.  Les premiers documents où il est question de fiefs à Ronquières datent, il est vrai, de 1190 et de 1212. Mais il n’y a guère de doute qu’il en existait depuis bien longtemps, et que, seul, le manque de textes est la cause pour laquelle on n’en trouve pas mention avant ces dates.

On a abondamment écrit et discuté sur les fiefs et leur origine. C’est bien la preuve que la question n’est pas simple. Et on a souvent tort de formuler une théorie trop générale. Il ne faut pas oublier que le régime de la féodalité s’est établi lentement, qu’il a commencé beaucoup plus tôt dans certaines régions méridionales et que les Etats sociaux dont parlait le régime étant très divers, devaient nécessairement se transformer petit à petit de façons diverses pour aboutir à des réalisations multiformes.

C’est ainsi que les régions du Nord, notamment la Belgique actuelle et le Nord de la France ont été colonisés par toute une population franque qui y a implanté ses us et coutumes propres, tandis que le Midi, simplement conquis par les armées franques, a maintenu ses conditions sociales gallo-romaines auxquelles se sont ralliés les conquérants.

Plus particulièrement en ce qui concerne Ronquières, on peut envisager ainsi le déroulement des faits historiques : à un moment donné des colons francs sont venus s’y installer à côté d’habitants gallo-romains plus nombreux qu’eux. Ces colons se sont taillés plus ou moins pacifiquement des propriétés, qualifiées d’alleux qui pouvaient avoir une certaine étendue, en rapport avec l’importance des personnages. Les deux populations ont mêlés assez vite leurs us et coutumes quoique, à la longue, l’élément gallo-romain plus nombreux, absorbant l’élément franc ait réussi ce redressement de la langue romane que les faits enregistrent.

A un certain point de vue, les alleux, après quelques générations se sont morcelés. Or le service militaire était dû sur la base d’une propriété de trois ou quatre manses. Le morcellement a provoqué des difficultés pour la détermination des obligations militaires. D’où la nécessité de prendre des mesures, surtout après le règne de Charlemagne qui avait fait une grande consommation de soldats.  Notamment les capitulaires de 847 et de 873 ont prescrit le groupement de petits propriétaires autour d’un « senior » en vue de constituer des bases suffisantes de recrutement. Le « senior » était chargé de répartir les charges entre les divers membres de son groupe en proportion de leurs propriétés. A titre de rémunération il reçut son groupement en bénéfice, in feodo, c'est-à-dire non la propriété des biens mais les revenus que le prince en retirait.

Il est peu concevable que les alleutiers aient cédé leurs propriétés au senior! Certains alleux ont d’ailleurs subsisté comme tels.

Il est probable que, de leur côté, les hommes du groupement lui accordèrent une certaine redevance. Car pratiquement le senior prit pour lui l’obligation militaire; d’où le nom de ‘miles’ ou chevalier sous lequel on le désigna plus tard. Miles a trouvé comme équivalent chevalier, sans doute parce que depuis que les Francs avaient eu leurs contacts avec les Sarrasins, ils avaient composé leurs armées de soldats à cheval.

On arriva facilement à donner au mot  « feodum » non simplement le sens de revenus d’un groupement foncier, mais celui du groupement foncier lui-même qui produisait ces revenus.

Il semble donc peu contestable que le fief ait une origine essentiellement militaire. C’est ce que feront remarquer au 16° siècle plusieurs maîtres de fiefs ronquiérois (Masy, Escaille, Lobiewarde...) en vue d’obtenir exemption des tailles du prince, nouvellement instituées à cette époque. Ils plaideront devant la Cour féodale de Brabant qu’ils ne sont tenus qu’au service militaire et ils obtiendront gain de cause, du moins pour un certain temps.

Pour réaliser cet objectif militaire, le prince a gratifié le senior très souvent, sinon toujours, d’un accroissement, de fief, en puisant dans sa réserve de terres publiques inoccupées. On peut même admettre qu’il a constitué certains fiefs de toutes pièces en puisant, dans la même réserve, des terroirs quelquefois très vastes sur lesquels leurs bénéficiaires-propriétaires pourront à leur tour, soit créer des sous-fiefs à l’exemple du prince, soit concéder des héritages mainfermes grevés de rentes seigneuriales. Si on veut suivre l’évolution historique des seniores, on verra que beaucoup ne dépassèrent pas le stade originel ou même disparurent, tandis que d’autres, favorisés par les circonstances (point de départ plus élevé, mérites, services éminents, libéralité du prince, alliances matrimoniales, etc.), donnèrent naissance à de brillantes lignées. Notamment, ils obtinrent de leur prince de nouveaux avantages non seulement d’ordre foncier, mais encore en prérogatives diverses dérivant du pouvoir souverain (dîme, haute justice, etc.), au point que certains devinrent à la longue dans leurs fiefs, des quasi-princes, des seigneurs absolus. Du côté des hommes de leur groupement, ils usèrent et abusèrent de leur situation, jusqu’à en faire, pendant tout un temps, des manants « taillables et corvéables à merci ». Leurs maisons occupèrent, dans le régime féodal, des positions éminentes.

Aucun des fiefs ronquiérois, pris individuellement, ne réussit à devenir le centre d’une seigneurie plus ou moins importante du type de ses voisins de Fauquez, Ittre, Bornival, Feluy, Ecaussinnes, Henripont, etc. On n’y vit jamais de château seigneurial.  Si, tardivement, le fief de l’Escaille se qualifia de seigneurie, il n’en resta pas moins simplement doté de justice basse ou foncière. Les autres fiefs finirent par se morceler et, effectivement, leur état social se rapprocha sensiblement de celui des terres ordinaires censives et leurs maîtres locaux n’obtinrent jamais les droits et prérogatives de haute justice. Au 12eme siècle seulement, lorsqu’ils furent groupés dans un communauté ronquiéroise avec un maître féodal superposé aux anciens (les « de Ronquières»? puis les dynastes d’Audenarde et d’Enghien), le nouveau maître féodal fut gratifié par le prince des attributs de haute justice.

Outre les 200 bonniers de la court d’Haurut et les 240 bonniers de fiefs, il restait quelque 1000 bonniers de terres publiques qui appartenaient au prince souverain, comprenant des terres vagues, bruyères; bois, etc.