Il repose sur le partage entre le propriétaire et le locataire des produits de la ferme. Le seul bail de métayage pur que nous connaissions est celui de 1652. Marguerite Parmentier y loue pour 9 ans deux bonniers de terre à condition de partager par moitié la récolte avec son fermier et de recevoir en plus chaque année 4 fromages. Les « estrains et les pailles » étant destinés à la fumure étaient laissés au fermier mais le propriétaire devait fournir la semence.

Le bail de la cense des noves en 1453 est une combinaison de métayage et de fermage. Le fermier paie en nature un rendage fixe de 12 muids de blé et en argent un loyer de 18 piastres par an.

Le locataire et le propriétaire se partagent par moitié tous les fruits et celui-ci se réserve le droit de nourrir à la ferme, aux frais du fermier, été comme hiver, deux vaches à lait ou deux « halles » à son choix. On appelait « halle » les vaches à l’engraissement. Cette faculté de pouvoir nourrir des bêtes sur les terres de la ferme est stipulée dans un certain nombre de baux. Ainsi en 1593, le propriétaire de Champmaret se réserve le droit d’entretenir une « halle » sur les prairies de la ferme et en 1694, le bail de la cense de Haurut porte que l’abbaye de Cambron pourra y entretenir 5 ou 6 boeufs.

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