A découvrir dans ce chapitre
Le cadre naturel de nos régions | Les techniques | La vie agricole | Les céréales cultivées et les fruits | Le bétail | La main d’oeuvre agricole | La valeur du mobilier agricole | L’évolution du nombre d’habitants de Ronquières | Principales monnaies et mesures utilisées | Panorama de Ronquières en 1786 | Carte rurale de Ronquières

 

Il ne sera pas sans intéret de rechercher maintenant quelle était jadis l’importance numérique du personnel ouvrier attaché aux fermes ronquiéroises et quel salaire leur était payé.

Le personnel ouvrier des fermes

La ferme de Haurut occupait en 1693 1 servante, 2 valets, 1 berger et 1 garde vaches et en 1709 2 servantes et 3 valets.

En 1693 et en 1709, la ferme de la Bruyère employait 2 servantes, 2 valets et 1 berger.

En 1693, nous trouvons à la cense de Chenois 2 valets et 1 berger. En 1709, 1 valet et 1 berger.

Quant à la cense de Tombois, elle utilisait 1 valet et 1 servante en 1693 et n’avait plus qu’un valet en 1709.

En 1709, nous trouvons 1 valet et 1 servante aux censes de Giloscam, Brulotte, Champmarais, Malmaison, Raucelle et Aulnois.

Le salaire des ouvriers agricoles

Quant aux salaires payés jadis aux ouvriers de la ferme, voici les renseignements que nous avons pu recueillir.

Nous savons que la femme à journée utilisée en 1643 lors des funérailles de François Pierart fut payée à raison de 20 sols par jour. En 1680, 3 ouvriers occupés pendant 3 jours à faucher et à lier une pièce d’avoine reçurent 12 livres et 12 sols ce qui représente un salaire journalier de 24 sols. En 1703, un ouvrier agricole reçut 115 sols pour 9 jours et demis de battage de grain ce qui représente un salaire de 6 sols par jour. En 1711, le salaire d’une servante de ferme était de 38 livres par an.

En 1752, Antoine Dieudonné, valet de labour de la cense Chenois était payé à raison de 52 livres par an. En 1793, le berger de la cense Del Bruyère, Elie Hubert recevait un salaire annuel de 200 livres.  Mais n’oublions pas que les ouvriers agricoles étaient le plus souvent nourris à la ferme, le salaire en argent ne représentait qu’une partie du salaire réel.