Chevalier, docteur en droit, seigneur de Bubingen , (en partie` seulement).
Il serait né à Luxembourg ; conseiller au Conseil provincial de Luxembourg le 17 juin 1570, puis maître aux requêtes ordinaire de l’hôtel du Roi et conseiller au Conseil privé par lettres patentes du 16 octobre 1578.
Il avait déjà acquis de Josse Borluut deux cinquièmes de la seigneurie d’Oisquercq (et Del Val) dont il avait fait relief devant la Cour féodale de Braine-l’Alleud, le 21 février 1596 et devant la Cour féodale de Fauquez, le 21 octobre suivant. Quant au 3e cinquième, acquis d’Antoine d’Ailly le 1er août 1600, il en fit relief à Braine l’Alleud le même jour.
Il mourut le 12 août 1605, à l’âge de 64 ans, à Binche. Sa veuve, Marguerite Mondrich, fit relief le 17 juillet 1607 ; après avoir fait, le 3 août 1616, un testament dont mention aux A. G. R., Conseil du gouvernement général, n° 2415 (à propos de la fondation d’une bourse d’études à Louvain) ; elle vécut encore jusqu’au 18 mars 1620, sans doute dans sa « maison proche de la vieille porte de Cauberg vis-à-vis l’écurie de la Cour.
Ils furent inhumés tous les deux dans l’église Saint-Jacques sur Coudenberg., à Bruxelles.
Un accord concernant leur succession, daté du 26 septembre 1620, et passé devant le notaire F. Berthon leur mentionne à ce moment cinq filles :
- Anne, veuve Augustin Lanser , avec son fils Antoine, qui fut avocat au Conseil de Luxembourg
- Marguerite, veuve Jacques de Bassy (chevalier, seigneur de Pétrange près Thionville), avec ses fils (Antoine) et beau-fils
- Hélène, alors épouse de Maximilien de Viron mais qui avait contracté d’abord une première union avec Jean de Schietere, contrat le 29 mai 1595. Ce premier mari mourut le 17 mai 1596 et fut inhumé dans le caveau des Houst et de Viron à St Jacques sur Coudenberg ; un fils, Jean, leur était né le 18 octobre mais mourut le 16 mai 1598
- Eva, décédée, était représentée par son mari Corneille Van Woe (Wou, Wau), secrétaire ordinaire au Grand Conseil de Malines, et sa fille Marguerite ; a été marraine à Oisquercq le 20 mai 1601 ;
- Philippa (Philippine), sans alliance.
Il faut y ajouter :
- Une sixième fille, Elisabeth, qui avait reçu le 18 novembre 1589 (ou 3 janvier 1590) une prébende de chanoinesse au chapitre noble de Denain Elle était sans doute décédée avant le partage de 1620.
Par testament, acté le 6 aout ‘1605 Antoine Houst avait institué sa femme « viagère » et lui avait laissé le soin de choisir « un sien petit-neveu (petit-fils) à qui appartiendra Oisquercq « à devise que le petit-neveu portera le nom de son grand-père ».
Comme plusieurs petit-fils (trois .au moins) portaient le nom d’Antoine, Marguerite aura désigné – peut-être aussi d’ailleurs d’accord avec tous les héritiers – le fils de Maximilien de Viron et Hélène Houst.