En lisant cette courte notice sur les seigneurs d’Oisquercq, on n’aura pas manqué d’être frappé par l’extrême fréquence de leurs rapports avec le comté de Flandre et Gand : ils en sont originaires (les d’Ailly) ; ils sont bourgeois de Gand, ils y contractent leurs alliances matrimoniales ; ils y occupent des fonctions publiques ; ils y résident probablement souvent ; le dernier d’Ailly, après avoir cédé Oisquercq, se retire à Gand etc.
On serait presque tenté de les considérer comme des seigneurs flamands plus que brabançons. Cette remarque ne peut évidemment être retenue pour les plus anciens seigneurs, dont on ne connaît pour ainsi dire rien.
Elle vaut particulièrement – dès que la documentation est plus fournie pour Jehan d’Oisquercq et les d’Ailly. Elle est moins de mise pour les Houst et les de Viron venus du Luxembourg et de Bourgogne et qui remplissent des fonctions publiques à Bruxelles ou dans le Brabant ; cependant elle peut encore s’appuyer sur maintes de leurs alliances.
Faut-il attribuer cette orientation à l’attraction exercée par le rôle éminent joué, dans le pays, pendant des siècles, par le comté de Flandre et la puissante commune de Gand ou risquer de supposer que les plus anciens seigneurs -inconnus – seraient originaires de la Flandre ?
Plusieurs d’entre eux paraissent cependant s’être fort attachés à Oisquercq. C’est surtout marqué pour les de Viron, à partir de la deuxième génération; la plupart d’entre eux y séjournèrent fréquemment ; et ils y sont morts ou du moins s’y sont fait inhumer.