Ecuyer, seigneur d’Oisquercq et Del Val.

Pendant tout un temps, reste effacé derrière sa mère Anne Triest. Il semble bien qu’après le décès de son mari (Antoine de Viron), Anne Triest, « dame d’Oiskercke » résida habituellement à Oisquercq, dont elle fit rebâtir le château  pendant la minorité de ses deux enfants. C’est sans doute elle qui, appelée « Marie Bost (?), dame d’Oisquercq » fait, le 27 juin 1645, relief à Rebecq pour son fils, mineur.

Elle racheta quelques biens aux Borluut de Boucle (voir son testament  acté par le notaire J.-B. Desmaretz à Bruxelles et daté du 15 juillet 1657. Elle mourut le 23 du même mois « à Bruxelles paroisse de Cauberghe» mais fut inhumée à Oisquercq.

Après le décès de sa mère, Lambert Maximilien se trouva en difficultés avec son beau-frère, Charles Gaillard, pour régler le partage des diverses successions qui leur étaient échues : non seulement celles de leur grand-père Maximilien et de leurs parents, Antoine et Anne Triest, mais aussi celles de leurs oncles et tante, Charles, Jean-François et Marguerite. Une première convention intervint entre eux par acte daté du 24 septembre 1658, du notaire Jacques Coentzen de Bruxelles ; convention qui fit l’objet d’une condamnation volontaire devant le Conseil de Brabant, le 23 décembre 1658. Le 8 février 1661, le grand Conseil de Malines condamna Lambert-Maximilien à partager avec sa sœur et son beau-frère, l’héritage de leur oncle Charles , sentence confirmée le 27 avril 1663.

Une deuxième convention fut conclue le 20 septembre 1661, devant le notaire Carrion de Bruxelles ; elle fit l’objet d’une condamnation volontaire prononcée le 7 janvier 1662 par le Conseil de Brabant. Difficultés aussi d’ordre financier qui l’obligèrent à contracter, le 17 octobre 1661, par acte du notaire Waffelaert, un important emprunt à dame Julienne van der Beken, veuve Vander Eycken, et qui ne fut que partiellement remboursé en 1713 par son fils Charles. Difficultés enfin et procès avec la commune.

Lambert est décédé à Oisquercq le 15 novembre 1668.

Il avait épousé le 1er octobre 1661 à Gand (St-Bavon) (Contrat de mariage à Gand 30 septembre), dame Antoinette-Jacqueline de Guernonval. On voit celle-ci apparaître encore comme veuve et tutrice de ses enfants, le 21 mars; c’est vers cette date sans doute qu’elle s’est remariée avec un Léopold-Guillaume d’Ursel qui lui a survécu, Jacqueline étant déjà décédée au 22 juillet 1691, probablement depuis peu de temps.

Lambert laissa deux fils et une fille :

  1. Charles-Joseph, qui suit;
  2. Philippe-Joseph, baptisé à Oisquercq, le 7 février 1666. Devint seigneur Del Val . Dans son testament du 22 juillet 1691, il demanda à  » être enterré dans l’église d’Oisquercq, sous la « tombe de ses parents « . Il mourut quelques jours après, au plus tard le 30 juillet 1691, date où on ouvrit son testament. Stroobant le fait mourir à Lembecq le 5 août 1691, sur la foi d’une inscription des registres paroissiaux de cette commune. En réalité cette mention se rapporte plus que probablement à la célébration d’une messe que Philippe avait demandée dans son testament ;
  3. Anna-Antonia, baptisée le 17 janvier 1668, à N.-D. de la Chapelle. C’est sans doute elle qui fut inhumée à St-Jacques sur Coudenberg le 12 septembre 1678.

Sans compter peut-être un Gaspar Viron, baptisé à Saint-Nicolas le 16 juillet 1653 « fils illégitime de Lambert Viron ».