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Les rénovations au plan incliné

La vidange du pont canal

Les réparations à la trémie numéro 1

Le remplacement des poulies du bac numéro 1

Draguage du port aval

Réparations au treuil

 

 

Les chantiers du nouveau canal à 1350 tonnes

La construction du nouveau canal à 1350 tonnes entre Bruxelles et Charleroi a pris près de 20 ans et s’est terminée par l’inauguration du plan incliné de Ronquières qui est au canal ce que la Grande Pyramide est à l’Egypte. Découvrez dans ce chapitre une série de photos prises durant toutes ces années.

Ecluse de Marchienne au pont

Ecluse de Gosselies

Tranchée de Godarville

Plan incliné de Ronquières

Tranchée d'Asquimpont

Ecluse d'Ittre

 

Présentation


Le plan incliné de Ronquières est un ouvrage monumental construit entre 1960 et 1968 sur le canal de Charleroi Bruxelles.  Sa construction faisait partie du plan général de modernisation du canal pour le porter à 1350 tonnes.

Comme le dit fort bien un ouvrage de l’époque, ici, “les bateaux vont sur des roulettes”.

L’ouvrage de Ronquières se compose essentiellement de deux bacs métalliques de 91 mètres de long sur 12 mètres de largeur, contenant de l’eau variant de 3 mètres à 3.70 mètres de hauteur, selon la flottaison du bief amont, et se déplaçant dans le sens de leur longueur. Les bacs se terminent à chaque extrémité  par une porte mobile qui s’ouvre lorsqu’ils viennent se placer contre la porte terminale du bief supérieur ou inférieur, laissant ainsi le passage aux bateaux.

Chaque bac, dont le poids en ordre de marche varie de 5200 à 5600 tonnes est équilibré par un contrepoids de 5300 tonnes. Chaque bac repose  sur 236 galets qui cheminent sur 4 rails de roulement. 192 galets et 4 rails supportent le contrepoids qui se déplace sous le bac dans une trémie en béton armé. Le guidage d’un bac est assuré par 24 galets directeurs et 2 rails de guidage, situés de part et d’autre du bac. De même, 24 galets directeurs guident le contrepoids.

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Découvrir le plan incliné de Ronquières


Le plan incliné d’une longueur de 1400 mètres est parcouru par deux bacs transportant les péniches d’un poids maximum de 1300 tonnes. A chacune de ses extrémités, il est séparé du canal par des portes éclusières logées dans les massifs en béton de la tête aval et de la tête amont.

La partie supérieure de l’ouvrage, aussi dénommée la tête amont, est un impressionnant ouvrage en béton comprenant entre autres une tour de 150 mètres de hauteur, une salle des machines où sont installés les treuils qui font circuler les bacs dans le plan incliné et un impressionnant pont canal de 300 mètres de long et de 80 mètres de large perché au sommet d’une foret de colonnes en béton d’une vingtaine de mètres de hauteur.

Bien que totalement inutile dans le fonctionnement du plan incliné, la tour panoramique fut le premier élément entièrement terminé de l’ensemble. Elle fut réalisée en un temps remarquablement court de 34 jours à peine.

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L’écluse d’Ittre


L’écluse d’Ittre est la plus haute du canal Charleroi – Bruxelles. Elle rachète une dénivellation de 15 mètres environ.

Construite lors de la transformation du canal qui a permis le passage des péniches de 1350 tonnes, l’écluse d’Ittre a plusieurs particularités.

Elle fut construite hors-sol, c’est à dire comme un immeuble. On a construit d’abord des fondations sur lesquelles on a posé l’écluse. Ce n’est qu’après qu’on a laissé venir l’eau. Les gens ont donc eu l’impression de voir s’élever un immeuble de béton avant d’être confrontés au barrage que l’on connaît de nos jours.

C’est l’écluse qui rachète la plus grande différence de niveaux entre deux biefs en Belgique

C’est la seule écluse ayant une porte submersible, la porte aval. Celle-ci est donc sous eau lorsque le sas est rempli d’eau.

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Histoire du canal


Jean Baptiste Vifquain

C’est sous le règne de Philippe le Bon, duc de Bourgogne (1396-1467) que fut évoqué pour la première fois l’aménagement d’une voie d’eau pour desservir les cités hennuyères. Un édit de 1436 autorisait le redressement et l’approfondissement de la Senne. Projet trop cher hélas.

Au cours des XVIe et XVIIe siècles des projets de canal voient le jour: Charles Quint (1500-1558) et son fils Philippe II roi d’Espagne (1527-1598) avaient donné l’autorisation de réaliser le canal avec le premier vrai projet pour relier le canal de Willebrouck (1561) à Charleroi. Projet sans lendemain.

La saga française du canal de Charleroi à Bruxelles se termina avec les vues de Bonaparte sur le projet, troublées par toute la force qu’il concentra sur une politique étrangère orgueilleusement expansionniste.

C’est l’acheminent économique du charbon qui sous le règne de Guillaume Ier d’Orange (1772-1843) allait enfin précipiter et concrétiser le tout. A.J. Barthélemy, membre de la seconde chambre des États généraux et conseiller de la Régence à Bruxelles allait porter le projet. Il pensait déjà à utiliser des plans inclinés en lieu et place des écluses, plus coûteuses à l’époque.

C’est en 1827 que débute la construction du premier canal Charleroi-Bruxelles, conçu par Jean-Baptiste Vifquain. Inauguré en 1832, il relie Dampremy, sur la rive gauche de la Sambre, au canal de Willebroek, place Sainctelette à Bruxelles, et compte cinquante-cinq écluses.

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Histoire d’un chantier

Les terrassements
Les bétonnages
La tour
La construction du plan incliné a demandé le déplacement de grandes quantités de terres et de roches.
Le plan incliné de Ronquières est un monde d’acier et de béton assez typique de son époque, les années 1960
La tour, la partie la plus visible du plan incliné et pourtant, elle est totalement inutile !
Les bacs
Le pont canal
La tête aval
Les bacs sont les éléments les plus spectaculaires du plan incliné. Ils pèsent environ 5600 tonnes dont 3000 tonnes d’acier.
Le pont canal est une structure de béton et d’acier en nid d’abeille pour en alléger le poids.  Avec son eau, il pèse près de 80.000 tonnes.
La partie inférieure du plan incliné est occupée par la butée aval et le port d’attente.

Dans la région

La gare de Braine Le Comte
Le bois de la Houssière
Le vieux canal
La gare de Braine-le-Comte fut bâtie en 1841 sur la ligne Bruxelles-Mons par monsieur Denis qui était le père d’Hector Denis. Quant à la place René Branquart, elle tient son nom du docteur Branquart qui fut bourgmestre de Braine-le-Comte de 1922 à 1927.
La gare de Braine Le Comte, assez largement préservée depuis lors, peut ainsi s’enorgueillir d’être l’une des plus anciennes du monde.
Le bois de la Houssière occupe quelque 662 hectares sur une butte de cinq kilomètres de long entre les villages de Henripont, Ronquières et Virginal. La ligne de crête, qui culmine à 163 mètres d’altitude, partage les bassins versants de la Senne et de son affluent, la Sennette. Les vallons et ravins qui l’entaillent, surtout sur les pentes raides situées en bordure du périmètre forestier, ont été formés soit par les sablières, soit par des ruisseaux nés de la percolation des eaux de pluie jusqu’aux argiles yprésiennes à travers l’épaisse couche de sable. La construction du nouveau canal à 1300 tonnes a sonné le glas de l’ancien canal qui serpentait tout au long de la vallée de la Senne puis de la Sennette, de la Samme et enfin du Piéton. S’il ne reste plus rien des anciens canaux en aval de Ittre, il subsiste encore de belles portions des anciens canaux entre Seneffe et Ittre.
     
Histoire du Village
Les chantiers des années 1950- 1960
La brocante du 1er mai


L’histoire du village a été compilée et écrite par deux passionnés du lieu aujourd’hui disparus. Il s’agit de Maitre Emile Landercy et de l’abbé Georges Malherbe. Leurs écrits ont été retrouvés et ils ont été digitalisés.

Tant l’œuvre d’Emile Landercy que celle de l’abbé Malherbe sont  actuellement disponibles  en ligne sur ce site.

Vous les trouverez au bout de ces liens :

Abbé Malherbe

Emile Landercy

S’il fut le plus spectaculaire, le chantier de Ronquières ne fut pas le seul dans la région.
A partir de 1950 et jusqu’en 1968, la zone du canal Charleroi Bruxelles fut émaillée de chantiers qui modifièrent profondément le paysage.

 

Chaque année, les alentours du plan incliné s’égaient des dizaines de milliers de visiteurs qui viennent visiter la brocante géante de Ronquières, l’une des plus grandes de Belgique.

Mais aussi…

La foret bleue
Le vieux canal
L’aube à Ronquières
Le crépuscule à Ronquières